Candidature de Methis

> > > Candidature de Methis

Formulaire de candidature

Vérification

Oui, j'ai pris connaissance de ce post.

Description de votre personnage.

Nom : Craven, famille de petite noblesse, s’étant considérablement enrichie dans la vente d’armes lors de la Rébellion de la Porte … Enrichissement qui ne leur profita pas longtemps au vu des évènements qui suivirent. Modifié en Lackerlaw.

Prénom : Azaryne, modifié dans le passe partout Kate.

Profession : Marchande et négociante

Race : Worgen 

 

Choix du grade.

Kate, car ce sera ainsi que nous la prénommerons puisqu’elle se présente ainsi à tout un chacun, est depuis des années maintenant, installée à Hurlevent où elle fait fructifier différents commerces selon ses emplois du moment. Voyageant beaucoup, servant d’intermédiaire entre différentes congrégations de commerçants dans plusieurs villes de l’Alliance, c’est une femme d’affaire et une négociatrice émérite.  

Le choix de Tisseronce serait alors tout à fait logique.
 

Histoire du personnage.

Histoire :

Elle sentait son regard peser sur elle, depuis qu’elle était entrée dans cette auberge bondée.
Par la Lumière, allait-il se détourner d’elle, enfin ? Au moins une brève minute ?
Qu’avait-elle de si fascinant ?

Dans ses habits de fourbure, la préservant du froid mordant qui sévissait au dehors, dans les montagnes enneigées de la cité naine, elle n’avait pourtant pas fière allure, et ses traits bien que réguliers, et rehaussés d’une poudre très claire n’avaient rien de particulièrement incroyables.
De plus, si cela avait été seulement le fait qu’elle soit humaine, dans une taverne de Forgefer qui était si étonnant, elle n’était pas la seule ici à appartenir au genre humain, et lui-même, celui qui l’a regardait, était un homme à la stature trapue, courbé sur sa chaise d’une manière somme toute assez ridicule.

Elle ne pouvait se permettre que de le zieuter par brèves saccades, se cachant souvent derrière sa main pour se faire, tentant de feindre un profond désintérêt, mais une certaine nervosité la gagnait.


  • Kate, vous m’écoutez ?

Kate se composa son plus beau sourire pour se tourner vers son interlocutrice.
Son grand père le lui avait toujours dit : son sourire était sa plus grande arme.
Désarmant, faisait briller ses yeux malgré la cicatrice qui lui couturait le visage elle avait tout de suite l’air beaucoup plus avenante, plus douce.
Même si elle n’en pensait pas moins.

Mais personne ne se gênait pour cacher son jeu dans le confort de ses pensées, après tout, et si Kate avait dû compter le nombre de personnes avec lesquelles elle avait fait commerce qu’elle avait en réalité méprisé tout du long, en leur glissant les plus doux des sourires, elle y aurait passé la nuit.
Daphnée en était le parfait exemple.
Son interlocutrice actuelle, qu’elle venait de croiser sur la grand place alors qu’elle quittait la ville, et qui l’avait négligemment invité à papoter du bon vieux temps.

Kate l’avait toujours cordialement dédaigné. Cette femme grasse, aux lèvres saillantes, qui agitaient ses doigts dodus qui n’avaient jamais travaillé de leur vie était tout à fait le genre de personne qu’elle ne pouvait pas supporter.
Certes, Kate était elle-même d’ascendance noble, mais pour que leur domaine ne prenne pas la pluie, ses grands parents, sa seule famille, avaient lutté corps et âme pour faire fructifier leur commerce.

Kate frissonna en songeant à cette immense bâtisse, dans laquelle la pluie s’infiltrait par chaque planche, où l’on devait toujours plus se rabattre vers les niveaux inférieurs, condamnant les étages où commençait à pulluler la vermine.
Comment en vouloir à son grand père, alors, quand il avait jugé bon de la marier à un homme de haute noblesse qui ne trouvait pas femme, pour financer sa maison, et faire vivre les siens ?

Mais il aurait dû comprendre pourquoi aucune gilnéenne saine d’esprit et informée sur le bonhomme n’avait voulu associer son nom au sien, même pour tout l’or du monde.
La jeune femme chassa la grimace qui venait gâter son sourire à ces souvenirs, se disant que, malgré que son regard soit braqué sur Daphnée, et qu’elle hoche la tête aux moments opportuns, cela faisait plusieurs minutes qu’elle ne l’écoutait plus babiller.
La femme s’était lancée dans une description de sa vie terrible avec son bon à rien d’époux.

« Si tu savais, imbécile… Tu devrais bénir ta chance. »

Se dit Kate, en agrandissant son sourire, ses yeux brillants d’un humour sardonique, alors qu’elle s’accoudait à sa table.

  • … Et vous, ma chère, la dernière fois que je vous ai vu, vous étiez dans le commerce de tissu, c’est d’ailleurs à cette occasion que nous avons travaillé ensemble.
  • Tout à fait.

La grande force de Kate était sa voix.
Certaines nobles avaient une phonation grêle, et cassante, mais la sienne était riche, et agréable, elle invitait à la confidence, au bon mot.

  • C’était pour livrer de la soie à une maison de Menethil, pour un mariage, une grande commande.
  • Et vous voilà à Forgefer ?
  • Je venais finaliser ma dernière affaire, je suis passée dans le commerce du métal, entre temps.

« Les armes, la poudre, et les chiens, c’est ça mon truc, imbécile, je suis née pour la guerre, pas pour repriser des draps jusqu’à en avoir les mains aussi potelées que toi. »

Son grand père aurait été fier d’elle.
Autant de ses pensées, que de sa retenue.

  • Oh… Le métal il n’y a que ça ici…

Emit Daphnée en agitant le bras.

  • Et… Que voulez-vous dire par votre « dernière affaire » ?
  • Tout simplement que c’est la dernière transaction dont je m’occupe.

Daphnée ouvrit des yeux ronds, aussi ronds que sa bouche dont sortaient des mots pompeux.

  • V-Vous vous marriez ?

Kate ne put empêcher son hilarité de déborder, cette fois ci, et son rire avait toujours quelque chose d’un peu dissonant, un peu cassé, comme la sorcière qui tente de vous faire peur durant les célébrations d’automne, voilà pourquoi elle en faisait peu étalage, ce n’était pas son arme la plus convaincante.
Une fois qu’elle eut repris une certaine contenance, la jeune femme poursuivit, en secouant légèrement la tête.

  • Oh non, le mariage ce n’est pas pour moi.
  • A 33 ans, vous devriez y songer ! Vous allez finir vieille fille ! Mais si ce n’est pas le mariage, qu’allez-vous donc faire ?! Je ne vous connais pas de famille. De quoi vivrez-vous ?

« Ça, ce sera la partie que je vais préférer… Sa réaction. »

La jolie petite Kate, entrouvrit ses lèvres au rouge parfait, dont pas un trait ne dépassait, se pencha en avant, invitant à la confidence, Daphnée fit donc de même, et la jeune femme murmura :

  • Rejoindre un ordre militaire.

Cela ne tarda pas, et heureusement !
Daphnée fut prise d’une rougeur à la base de la gorge, et ses yeux s’écarquillèrent tant et tant que l’on aurait dit qu’ils allaient être expulsés de leurs orbites, elle ouvrit plusieurs fois sa grosse bouche, comme un poisson cherchant l’air, hors de l’eau.

Kate cacha son sourire, gardant un air neutre, mais elle était satisfaite.
Oh, ce n’était pas bien méchant, mais rien que cette pathétique réaction montrait qu’elles ne vivaient pas dans le même monde.

  • Vous plaisantez ?! Vous allez partir à la guerre… vous ?!!
  • Je suis Gilnéenne, Daphnée, et cela fait très longtemps que je souhaite voir ma terre reprise. J’ai assez vécu en marge des conflits.
  • J-Je ne vous savais pas plongée dans la politique.

« Ah ? Le commerce et la politique ont plus d’un point commun, et tout d’eux une seconde face, un étrange frère : le mensonge. Alors où crois-tu que j’ai appris à jouer l’animal de cours si ce n’est en politique ? »

  • Je le suis depuis ma plus tendre enfance.
  • Et… Depuis quand savez-vous vous battre ?
  • Durant une partie de ma vie, je me réfugiais très souvent à la cathédrale de Gilnéas …

« … Quand mon mari m’avait frappé une fois de trop. »

C’était désolant de voir que même une personne avec qui elle avait passé tant d’heures que Daphnée ne savait rien d’elle, d’autre que le tissu de mensonges qu’elle inventait pour se cacher, rien que son faux nom en était la preuve.

  • J’ai de bonnes bases en prêtrise. Et toutes les guerres ne se gagnent pas à la force des armes, il faut souvent des gens qui savent avoir plus de… tact. Des gens comme nous, Daphnée.

Même si Kate ne pensait pas un mot de sa dernière phrase, cela permit au moins à Daphnée de se rengorger, et de cesser de se scandaliser, en acquiesçant à ses paroles.

Ce fut au moment où elle allait poursuivre ses questions sur le pourquoi du comment du fameux ordre militaire, que l’homme que Kate avait presque oublié depuis plusieurs minutes se leva, et se décida enfin à s’approcher.
Sa barbe était ébouriffée, mal peignée, ses yeux, injectés de sang, et, pire que tout, il empestait l’alcool.
Kate sentit son estomac se retourner, à cette odeur, qu’elle détestait entre toutes, et leva ses yeux vers le regard de l’homme, braqué uniquement sur elle.

  • Craven …

Grogna-t-il, en l’inspectant des pieds à la tête, faisant manquer un battement au cœur de la jeune femme, alors que Daphnée fronçait les sourcils.

  • Pardon monsieur, mais cette discussion est privée.
  • Craven… Tu es la petite fille de Richard Craven ... Je t’avais croisé à une fête mondaine … Qu’est-ce que tu fais là ?

Par la Lumière… Combien de risques y avait-il pour que quelqu’un qui la connaisse soit ici ?
Que quelqu’un la connaisse vraiment.
Pas la négociante au sourire charmeur, accaparée par le travail, à la vie personnelle très rangée.
Non, la jeune femme qui écumait les fêtes, se piquait de politique, de négoce et de charme.

C’est vrai, que dans la noblesse, elle pouvait passer pour atypique à cause de la cicatrice qui lui barrait le visage en deux, courant de sa joue gauche, à sa joue droite, en passant sur l’arrête de son nez, mais elle avait appris à en faire sa fierté, au lieu de sa honte.
Elle se racla la gorge, et murmura d’une voix bien timbrée, mais plus faible que d’habitude :

  • Je crois que vous faites erreur, monsieur, je suis Kate Lackerlaw, négociante.
  • Je me rappelle à quel point tu étais belle … Avec cette robe… Dommage que ton mari te gardait toujours près de lui. Dis… Dis qu’est-ce que tu dirais d’aider un compatriote dans le besoin ? J’ai plus rien moi depuis qu’on a quitté la ville…

Kate se força à prendre une voix plus ferme, alors que Daphnée lui jetait des regards d’incompréhension.

  • Monsieur, vous n’êtes pas en état de raisonner, tous ici peuvent en être témoins, vous devriez vous assoir et vous reposer, vous me confondez avec quelqu’un d’autre, c’est évident.
  • Quel égoïsme … Un peu de patriotisme, voyons, on est tous réfugiés, on est sensé s’entraider !! Je suis sûr que toi tu as gardé de l’argent, tu vendais des armes, tout le monde veut des armes aujourd’hui …

L’homme tendit la main, dans un geste approximatif, et lui attrapa le poignet, soufflant son haleine alcoolisée.

  • Allez, Craven…

Le contact fit remonter un haut le cœur le long de l’échine de la jeune femme, ces mots, cette odeur …

« Allez, Craven, on est marié, tu dois faire un effort, pour nos futurs gosses. »

L’éclat de ses yeux, puis de son rire, gras, le jour où elle l’avait menacé d’une dague.

«  Tu comptes fuir où, Azaryne ? Chez ton père ? Je lui donne assez d’argent pour qu’il se taise. Et tu sais aussi bien que moi que la noblesse est question d’apparence. Qui se souciera de toi quand tu m’auras tué ? Personne, la voilà la réponse. Tu es toute seule … Avec moi. Allez, viens donc embrasser ton chéri … Tu m’avais pas dit que tu m’aimais ? »

Kate donna une très violente bourrade à l’homme, alors qu’un grognement étranglé peu humain traversait sa gorge.
Elle avait failli se transformer … Elle pouvait sentir ce frisson caractéristique, enivrant, qui courrait dans son ventre, dans son cou, qui ne demandait qu’à être déchainé. Mais elle résista à l’envie d’en faire usage.
Ce n’était pas son époux.

D’un mouvement du poignet, elle plongea sa main sous l’épaisseur de ses robes, et dégaina son épée bâtarde, à peine plus longue qu’une dague, la mettant sous le nez de l’homme.

  • Ne me touchez PLUS jamais.

Il se mit à pleurer, trop alcoolisé pour se défendre, de la morve souillant sa moustache, qui avait dû être un jour parfaitement peigné, alors qu’il avait chancelé au sol, trop déséquilibré pour résister au coup.
Kate rengaina, avec un soupir, ne se souciant pas des regards choqués autour d’elle, remettant ses mèches en place derrière ses oreilles.
Elle remarqua le costume crasseux de l’homme, et cela lui serra le cœur, quelque part.

Son grand-père portait à peu près le même, et c’était un homme fier, tout comme sa grand-mère, qui croyait dans les bienfaits du travail, un homme qui lui avait tout appris, quand sa mère était morte en couche, et son père prostré quelque part dans les étages supérieurs de leur demeure à dépérir dans sa folie, après le décès de sa bien-aimée.
Un jour, il était mort de froid, et personne ne l’avait pleuré.

Richard et Riley Craven, Kate ne les avaient plus jamais vu depuis qu’elle avait fui et son mari, et sa famille, pour changer de nom, et refaire sa vie, loin de son cauchemar.
Elle ne savait pas s’ils étaient en vie, mais s’ils l’étaient, ils devaient être aussi blasés qu’elle de voir certains membres de son peuple, si fier, tomber en déclin ainsi.

Comment les Gilnéens avaient-ils pu en arriver là ?
Sans terre, suppliant une Alliance sourde et inactive de leur allouer de l’attention ?
Elle grimaça, chassant ces pensées qu’elle avait déjà retournées des dizaines de fois, et se détourna de l’homme à terre, symbole trop évident de la décadence des siens.

Et il fallait que cela change.
Daphnée la fixait, à présent, comme une bête curieuse, son masque de stupeur amusa presque Kate alors qu’elle marquait une révérence, et s’éloignait vers la porte.

  • La Lumière vous garde… Même en ces heures sombres.

 
Une lettre arrivée à l’Ambassade de Sombre Comté.

Messire Holsteed.

Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il me semble que la famille avait deux fils, mais comme je ne sais pas auquel des deux je m’adresse exactement, je resterai relativement vague dans les formules d’appellation, veuillez m’excuser d’avance.

La rumeur de l’existence de votre Assemblée n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde, c’est le moins que l’on puisse dire.
Mais laissez-moi avant toute chose me présenter.
Mon nom est Kate Lackerlaw, je suis Gilnéenne, et négociante.

Puisque cette lettre vise majoritairement à vous convaincre que je pourrais être utile à votre cause, laissez-moi développer.
J’ai travaillé 2 ans dans le textile, et 4 ans dans le commerce d’armes (majoritairement d’armes à feu), qui est d’ailleurs ma spécialité.
Je vous envoie avec cette lettre quelques recommandations de mes anciens employeurs.

J’ai également des compétences en prêtrise, mais bien marginales, puisque ce n’est pas mon domaine d’activité principal.
Là où je veux en venir, c’est que depuis trop longtemps notre peuple est éparpillé, apatride. Nous avons quémandé l’hospitalité elfique, mais au final, ce n’est qu’une béquille quand nous savons tous ce qui nous manque : notre cité.

Quand j’ai appris qu’un ordre semblait travailler de manière active à la reconquête de Gilnéas, j’ai réglé mes affaires en cours, et suis rentrée de voyage pour louer une chambre à Hurlevent.

Je vous envoie également l’adresse en complément, pour que vous puissiez me joindre si besoin est.
Je sollicite donc très humblement une rencontre avec vous, messire, dans l’espoir de vous prouver que notre collaboration pourrait être fructueuse.
Dans l’assurance de mes sentiments les plus distingués.
K. Lackerlaw.


Personnalité :

Kate est une femme assurée, qui n’a pas froid aux yeux.
Elle est très diplomate, et souvent avenante, bien qu’elle ne soit pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, elle règle la majorité de ses soucis par la palabre, et entend pouvoir tirer parti de toutes les situations.

Elle sait tout de même se montrer impitoyable en marchandage, et en commerce en général, et cache souvent son jeu jusqu’à avoir pu abattre toutes ces cartes en une machine et un raisonnement bien rôdé.
Quand elle ne travaille pas, Kate est empathique, pieuse, et assez cynique, également pourvue d’une très grande fierté.

Apparence physique :

Kate est tout à fait quelconque, son physique est passe partout, et malgré le fait qu’elle soit très énergique, elle culmine à, à peine 1m60.
Elle porte ses cheveux châtains aux épaules, et s’habille de tenues propres et élégantes, sans être trop affriolantes ou riches, et en gardant toujours un ressort pratique qui semble tenir à cœur à la jeune femme.

Elle sait s’apprêter selon les circonstances mais quitte rarement ses éternelles robes de voyage, et sa pèlerine au col de fourrure avec laquelle elle a fait toutes ses négoces ou presque.
Pour en revenir à son physique, Kate possède d’immenses yeux d’un vert tirant sur gris, des lèvres petites mais pleines souvent souriantes, un teint de peau assez pâle.

Le seul trait vraiment distinctif est sa très longue cicatrice, qui peut, selon les uns, la défigurer, selon les autres, la rendre plus atypique, et qui semble séparer son visage en deux, légèrement rosâtre et boursoufflée.
 

Données in game.

Pseudo : Azaryne-CulteDeLaRiveNoire
Classe : Prêtresse
Domaines d'activités : JdR

Partie Irl

Oui c'est moi...
Methis Dansenuit !