Candidature de Liana

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Description de votre personnage.

Liana Lancaster, dite Liana Kindce. (Prononciation : Kaïnds.)
Humaine sorcière des moissons.

Choix du grade.

Pourprelame.
Liana prise fort peu la compagnie des gens et les bavardages, bien qu'elle ait reçu une éducation lui permettant si elle le désire de se fondre dans la meilleure société ou de mener une discussion avec brio.
Outre des capacités physiques honorables, c'est surtout son don tout particulier avec les plantes qui la rend dangereuse d'une façon inattendue. Elle est notamment capable d'emprisonner un humain adulte au moyen de lianes en quelques secondes. Elle maîtrise également la fabrication d'un grand nombre de toxines et de poisons, et est immunisée à certains d'entre eux.

Histoire du personnage.

La pluie tombait sans discontinuer. Elle ruisselait sur les feuilles des arbres, crépitait sur le sol, assombrissait le ciel déjà gris, détrempait chaque brin d’herbe. Le bûcheron, résigné, marchait dans les flaques et courbait l’échine comme si chaque goutte était une pierre.
Il avait bien sûr fallu que ce soit ce soir que l’aubergiste manque de bois pour le feu. Le bûcheron avait caché son bois sec sous une petite grotte naturelle, dans la forêt, loin des voleurs. Mais avec un temps pareil, il craignait que l’humidité n’ait malgré ses précautions rendu son bois inutilisable.
Il y était presque. Il ne lui fallait en temps normal que dix minutes pour se rendre à sa cachette, mais d’habitude, il s’y rendait de jour, avec un flambeau en main. Le Bois-de-la-Pénombre restait peu sûr, une fois qu’on sortait des chemins. Grommelant pour entendre un autre bruit que celui de la pluie qui lui tapait sur les nerfs, il secoua sa chemise de toile, dont les plis gorgés d’eau s’affaissaient. Avec un peu de chance, sa femme penserait à lui faire une tisane bien chaude quand il rentrerait.
Entre les arbres, une teinte inédite.
Le bûcheron ralentit son pas, puis s’arrêta. Ses mains épaisses se resserrèrent autour du manche de sa hache dégoulinante. Il se redressa, les yeux grands ouverts.
Il se rassura. Ce qu’il avait entraperçu était rouge ou orange. La fourrure des worgens était toujours plus sombre, bien qu'il ait entendu parler de spécimens gris clair. Un renard, peut-être, ou un voyageur qui avait trouvé un moyen de protéger son flambeau du déluge. Il recommença à progresser dans les feuillages boueux, tournant nerveusement la tête à gauche et à droite. Les arbres étaient serrés, la forêt dense ; mais il la connaissait, cette forêt, et les renards étaient aussi rares que les voyageurs. Alors qu’il pivotait pour entamer les derniers cent mètres vers sa grotte, il la vit.
Une femme était agenouillée sur le sol. Elle portait une robe dont la teinte émeraude était gâchée par le manque de luminosité et la pluie. Les épaules et les bras nus, elle semblait penchée sur quelque chose. Une longue chevelure dégoulinait dans son dos, d’un roux ardent.
La première réaction du bûcheron fut de reculer. Lui revinrent en tête mille contes de son enfance sur les sorcières et les fées des forêts, et il était très rare, dans ces histoires, que la victime stupide - lui, en l'occurence - s'en tire à bon compte. Son geste précipité attira immanquablement l’attention de l’apparition, qui tourna la tête, lâcha ce qu’elle tenait, et se releva.
L’homme voulut faire un autre pas en arrière, mais il s’était pris le pied dans une racine ; il tenta de se dégager, et sentit alors quelque chose glisser contre sa jambe. Il baissa la tête, s’attendant à voir un serpent, et crut tout d’abord que l’épaisse liane verte qui s’enroulait autour de lui en était un. Le temps qu’il réalise son erreur, ses deux pieds étaient pris au piège. Il manqua tomber, privé d’équilibre, mais la plante se déploya dans son dos, le soutenant autant qu’elle le comprimait. Sa hache fut engloutie par une énorme fleur qui venait de fleurir sur la liane près de son épaule. Terrorisé, ébahi, il cessa de se débattre.
La femme vue plus tôt s’approcha de deux mètres à peine, comme si elle craignait qu’il ne l’attaque alors qu’il peinait à respirer. Il était mieux à même de la détailler, à présent.
Dans d’autres circonstances, il l’aurait probablement trouvée belle. Le regard vert tendre éclairait un visage aux lignes fines et pures ; la robe abîmée ne cachait pas grand-chose de sa peau blanche et amincissait encore la taille. La bouche, néanmoins, faisait la moue, et les sourcils étaient froncés. Quelques cheveux trempés serpentaient sur le visage.
Il cilla. Certains cheveux étaient verts. Non, c’était une plante posée sur la peau. Non, la plante… la plante grimpait aussi dans ses cheveux… il y avait des feuilles qui s’épanouissaient sur ses épaules, sur sa poitrine ronde, des rainures olivâtres sur ses bras.
Ne sachant quel sens donner à tout ça, il ne dit rien, attendant de voir s’il allait se réveiller de ce qui ressemblait de plus en plus à un cauchemar fort désagréable. L’espace d’un instant absurde, il se demanda si sa femme avait mis quelque chose dans sa dernière tisane.
La femme leva une main et la tendit vers lui, comme si ce geste l’aidait à mieux le voir. Elle soupira, sourcils toujours froncés.
-Désolée. Je ne pensais pas que quelqu’un… Vous m’avez surprise.
Elle se détourna ; sitôt qu’elle l’eut lâché des yeux, le bûcheron sentit avec soulagement le carcan se desserrer. La liane épaisse s’enroula sur elle-même, et s’étendit sur le sol, avant de s’y enfoncer lentement.
Il tangua un instant, cherchant par réflexe la hache qu’il n’avait plus. La rousse était toujours là, agenouillée de nouveau devant quelque chose qu’il discerna enfin : une rose qu’elle abritait du trop-plein d’eau avec ses mains en coupole, des feuilles recouvrant ces dernières pour plus d’efficacité.
Claquant des dents, incapable d'une pensée cohérente, il s’éloigna à grands pas vers sa grotte. Il y resta plusieurs minutes à amasser du bois dans une cagette, le plus vite possible, et il prit un chemin différent pour rentrer au village.
 
Quelques jours plus tard, il reçut une hache neuve, de bonne facture, accompagnée d’une simple rose.

Données in game.

Liaña - Culte de la Rive noire
JdR essentiellement.

Partie Irl

Lil, la petite vingtaine. Aime les elfes de la nuit, le chant et l'écriture.